vendredi 17 février 2017

Bernard Marcotte dans la presse des Ardennes

Dans le Numéro 5-6, paru en juillet-octobre 1914 de la Revue d'Ardenne et d'Argonne, Jean-Marie Carré publiait un long compte-rendu, élogieux, du seul ouvrage que Bernard Marcotte a pu faire paraître de son vivant, Les Fantaisies Bergamasques : « Qui voudrait défendre à ce délicieux rêveur de rêver ? Tour à tour attendri et spirituel, ironique et lyrique, il n'est prisonnier d'aucune idée, d'aucune technique. »






Mais, il aura fallu attendre un siècle pour que, de nouveau, des articles consacrés à Bernard Marcotte puissent paraître dans des journaux ardennais...
Et le premier fut de Yanny Hureaux, dans L'Ardennais,  le 3 mai 2014 :
« Bernard Marcotte écrit des contes et des poèmes où son imagination débridée, ses rêves les plus fous s'en donnent à cœur joie. Touche à tout, il s'adonne à l'écriture de pièces de théâtre légères et cocasses à souhait. L'une d'elles a beau se dérouler dans un palais royal, il n'empêche que son titre fleure bon le patois ardennais : "Ma Mère l'Oye !" »
Puis, Yanny Hureaux continua à parler de Bernard Marcotte dans L'Ardennais, à travers différentes "Beuquettes" :
- "Héroïque", le 25 septembre 2014 (citant largement une lettre de Bernard Marcotte à Louis Jouvet)
- "Chère Beuqette...", le 12 octobre 2014 (citant des réactions de lecteurs à la Beuquette du 25 septembre)
- "Miracle !", le 29 février 2016 : « Vendredi et samedi, à 20 heures 30, et dimanche à 15 heures, au Pôle culturel de Sedan, la troupe théâtrale du Cercle Pierre Bayle de Sedan vous ravira avec "Le rêve par-delà les tranchées", une pièce tirée de l'œuvre de l'écrivain ardennais Bernard Marcotte. »
- "Formidables et généreux", le 4 mars 2016, à propos du spectacle "Bernard Marcotte. Le rêve par-delà les tranchées" : « Les concepteurs et acteurs de ce spectacle, tous "amateurs" et fiers de l'être, se sont investis corps et âme dans cette pièce où l'humour de "Ma Mère l'Oye", les fées et les lutins de la forêt d'Ardenne, la poésie, l'amitié et l'amour triomphent des horreurs de la guerre. »

Sans compter un "Billet" de Yanny Hureaux, lors du 11 novembre 2016 :

D'autres articles sont parus à l'occasion du spectacle "Bernard Marcotte. Le rêve par-delà les tranchées", ou de lectures de textes de Bernard Marcotte  dans les Ardennes :
- "La poésie et la fantaisie par-delà l'horreur des tranchées", par Boris Marois, dans L'Ardennais du 2 mars 2016
- "Découvrez le nouveau spectacle du cercle Pierre Bayle", dans La Semaine des Ardennes du 3 mars 2016
- "Le retour au pays d'un auteur ressuscité", par Mirko Spasic, dans L'Ardennais du 25 octobre 2016, à l'occasion d'une lecture de textes de Bernard Marcotte à Gespunsart, où il a un temps vécu :
- "Bernard Marcotte, soldat et poète", par Camille Gaubert, dans L'Ardennais du 17 janvier 2017, le jour même d'une lecture de textes de Bernard Marcotte à la Médiathèque de Sedan.






mardi 19 janvier 2016

Lectures de textes de Bernard Marcotte, et expositions, dans les Ardennes



Des lectures de lettres, poèmes et contes de Bernard Marcotte par des membres du Groupe de Théâtre du Cercle Pierre Bayle de Sedan :

dans la salle polyvalente de Francheval (près de Sedan)
 
le mardi 26 janvier 2016, à 14 h30

(après-midi organisée par Sylvette Pierre du Groupe de Théâtre du Cercle Pierre Bayle,
et par l'association "Les Amis du Petit Théâtre", sous l'égide de Gilles Bardelay)
 

 
 
Une exposition et des lectures de textes de Bernard Marcotte par des membres du Groupe de Théâtre du Cercle Pierre Bayle de Sedan :

dans la salle polyvalente de Gespunsart (près de Charleville-Mézières)
 
le dimanche 30 octobre 2016 à 15 h

(après-midi organisée par Sylvette Pierre du Groupe de Théâtre du Cercle Pierre Bayle,
et par la Municipalité de Gespunsart)



Des lectures de textes de Bernard Marcotte par des membres du Groupe de Théâtre du Cercle Pierre Bayle de Sedan
 
le mardi 17 janvier 2017 à 19 h,
à la Médiathèque de Sedan,
dans le cadre des "Mots du mardi"
Bernard Marcotte, le poète retrouvé

 et une exposition consacrée à l'écrivain, à la Médiathèque de Sedan, du 7 au 28 janvier 2017
 














 
 
















 
 





samedi 26 décembre 2015

Bernard Marcotte dans des revues littéraires récentes


Des revues littéraires récentes ont parlé de Bernard Marcotte, et présenté des textes de lui.

L'Œil Bleu, revue de littérature de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle :

n° 10, février 2010, p. 13-38 : des poèmes, et un texte de Paul Tuffrau : "Souvenirs sur Bernard Marcotte" (extrait de la longue étude que Paul Tuffrau avait terminée en 1934, mais qui à l'époque ne fut pas publiée : Passage d'Ariel. Bernard Marcotte, poète, conteur et philosophe de l'ironie).

n° 14-15, mai 2015, p. 3-33 : lettres de Bernard Marcotte à Louis Jouvet


 
Le Grognard (Littérature, Idées, Philosophie, Critique et Débats) :

n° 20, décembre 2011, p. 42-50 : L’étonnement : le don philosophique, extrait de La Vie étroite (Les Cahiers d'Esope)



















La Corne de Brume (revue du C.R.A.M., Centre de Réflexion sur les Auteurs Méconnus) :

n° 12, décembre 2015, p. 179-192 : un extrait de l'acte V du Songe d'une nuit d'été, et un texte de Paul Tuffrau sur cette pièce de théâtre (extrait de : Passage d'Ariel. Bernard Marcotte, poète, conteur et philosophe de l'ironie).

n° 13, décembre 2016, p. 87-102 : extraits de lettres de Bernard Marcotte à Paul Tuffrau et à Georges-Henri Lacassie : "Le Ministère des Travaux publics", précédés par : "La fantaisie de Bernard Marcotte", par Henri Cambon :
"Un sujet parmi d’autres entraînait sa verve malicieuse et impertinente, celle des bureaux du Ministère des Travaux publics… Ayant quitté la préparation de l’École Normale supérieure, puis celle de l’agrégation de philosophie – son esprit était trop fantasque pour se régler à la discipline des concours universitaires, et pour la carrière d’enseignant –, Bernard Marcotte se présenta en 1911 au concours de rédacteur pour ce ministère, où il fut reçu. Il pensait trouver là  un moyen de gagner sa vie, tout en gardant une certaine liberté
Et ce Ministère, il en parlait à ses amis dans les lettres qu’il leur écrivait…"
 
 
  
Le Coin de Table (revue de poésie)
  • n° 61, janvier 2015 (p. 112-113) : annonce de la parution du volume de Poèmes de Bernard Marcotte (Publibook)
  • n° 65, janvier 2016 (p. 134) : annonce de la réédition du volume de Théâtre de Bernard Marcotte (Publibook)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



mardi 6 octobre 2015

Bernard Marcotte, le rêve par-delà les tranchées



Comme l'ensemble des jeunes gens de sa génération, Bernard Marcotte a été tout de suite mobilisé lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale.
Mais il n'avait guère l'esprit militariste, et en janvier 1915, il écrivait à Paul Tuffrau, un de ses amis :
J’ai moins d’enthousiasme que de patience. Je subis avec une résignation raisonnable tous ces événements tragiques. L’amour-propre fait le reste. Ce qui m’a manqué surtout, c’est la haine de l’ennemi, j’entends de celui qui est devant vous, qu’on vise, qu’on voit tomber.
Et, un peu plus tard, il ajoutait :
Je n’avais d’autre ressource que de ruminer les meilleurs souvenirs de notre amitié ; mais le contraste était trop vif entre cette rude vie et ces promenades, ces lectures, ces beaux enthousiasmes, Fontainebleau, Vendôme, et les petites chambres d’hôtel, les turnes de l’École où nous lisions ensemble une vieille page bien connue. Les impressions encore toutes fraîches du théâtre du Vieux-Colombier, La Nuit des Rois, avec ses jolies chansons, ses décors, ses costumes, ses dialogues bouffons ou tendres et subtils me suivaient un peu partout :

              Le soleil luit depuis cent mille années.
              Hé ! ho ! hé ! – ho ! hé ! ho ! Le vent et la pluie…
 Bernard Marcotte, le rêve par-delà les tranchées...

C'est le titre que le Groupe de théâtre amateur du Cercle Pierre Bayle de Sedan a choisi pour le spectacle consacré à Bernard Marcotte, sur une mise en scène de Sylvette Pierre, comportant une adaptation de la pièce de théâtre Ma Mère l'Oye de Bernard Marcotte.
Spectacle présenté à la MJC Calonne de Sedan les 4 et 5 mars 2016 (à 20 h30), et le 6 mars (à 15 h) (dans le cadre de la commémoration de la Grande Guerre).

Distribution par ordre d'entrée en scène :
Bernard Marcotte, soldat : Guillaume Génin
Dame Pandolphe : Brigitte Charton
Dame Pancrace : Maïté Baudreux
Le Chambellan : Michel Bernard
Le Roi Primevère : Joël Latour
Ma Mère l'Oye : Mireille Harrar
Mab : Tina De Vita
Madame Cervoise: Jocelyne Poncelet
Thisbé : Véronique Locart
Titania et Hermia : Céline Génin
Les voix : Nicole Seran, Yves Kretzmeyer, Danièle Mansu-Sauvage, Sylvette Dufils
Textes de Bernard Marcotte
Adaptation et mise en scène : Sylvette Pierre
Costumes : Nicole Seran
Son : Hervé Pierre
Eclairage : Philippe Hahn et Bernard Luc
Décors : Joël Latour, d'après un tableau Le château de Bien-Assis d'Andrée Lavieille.

Ce spectacle offrira l'occasion de faire découvrir aux Ardennais d'abord, mais aussi à tous ceux venant d'ailleurs qui pourront y assister, un écrivain encore trop peu connu, dont la vie a été brisée par l’irruption de la guerre : Bernard Marcotte contracta une maladie d'une des trois blessures qu'il subit durant le conflit, maladie dont il décéda en 1927, à tout juste 40 ans, après des années de souffrance passées dans les hôpitaux militaires...

 
 
 
Présentation du spectacle sur le site du Comité Ardennes de la Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre et d'Animation (FNTCA) =






Présentation du spectacle lors d'une exposition organisée par la Mairie de Villers-Semeuse les 17 et 18 septembre 2016, dans le cadre des Journées du Patrimoine.


 Spectacle de nouveau joué dans les Ardennes :
- au Festival à la Ferme Sème la culture à Tétaigne (près de Carignan) chez la Famille Dion, Les Clausses, le dimanche 18 septembre 2016 à 16 h
16h00 : « Le Rêve par-delà les tranchées » par le Cercle Pierre Bayle  THEATRE
Ce spectacle est un hommage à Bernard Marcotte, poète et philosophe d’origine ardennaise, disparu après la Première Guerre mondiale. Avec une adaptation de sa pièce « Ma mère l’Oye » écrite en 1913, et une évocation de sa vie dans les tranchées, le Cercle Pierre Bayle ravive le souvenir de cet auteur ardennais presque oublié, dont les rêves inspirés par les forêts d'Ardenne, remparts contre l'horreur des combats, résonnent encore comme un message de joie et d'espoir, un hymne à la vie et à la beauté de la nature. Des personnages drôles et attachants parlent de l’amour, du bonheur... 1914, la guerre éclate... Dans les tranchées, Marcotte continue de rêver à cet univers merveilleux et poétique.
Durée : 1h45
- au Festival de Théâtre amateur de Nouzonville le samedi 1er octobre 2016 à 14 h30 (Salle Roger Maillard) 
- à la Salle des Fêtes de Villers-Semeuse, le vendredi 31 mars 2017 à 20 h 30 (avec, à cette occasion, une exposition consacrée à Bernard Marcotte)

 

vendredi 26 décembre 2014

Bernard Marcotte et Louis Jouvet



    Il est probable que Bernard Marcotte a connu Louis Jouvet par l’intermédiaire du Groupe d’Action d’Art dans lequel Louis Jouvet était entré (Bernard Marcotte avait participé à sa fondation avec Roger Dévigne, qu’il avait connu au lycée Louis-le-Grand, où tous les deux se trouvaient pour préparer le concours d’entrée à l’École Normale Supérieure).
    La rencontre entre Louis Jouvet et Roger Dévigne est racontée par ce dernier dans un texte inclus dans l'Anthologie des écrivains du Ve. Paris et le Quartier latin, de Gérard de Lacaze-Duthiers (Pierre Clairac, éditeur, 1953) : Une pendaison de crémaillère, rue Daubenton en 1910 (p. 108-114). Elle se fit après un Appel à la jeunesse, publié dans le 1er numéro (paru en décembre 1907) de La Foire aux Chimères, revue littéraire que Roger Dévigne venait de fonder avec d'autres. 
   Il (Louis Jouvet) tenait à la main, comme laisser-passer, le numéro 1 de La Foire aux Chimères, organe des écrivains artistocrates et visionnaires.
   – Je m’appelle, conclut-il, Louis Jouvet. Je suis étudiant en pharmacie. J’ai lu votre appel dans La Foire aux Chimères. Je suis des vôtres.
    Louis Jouvet était, par sa mère, originaire des Ardennes. Aurait-il pu y rencontrer Bernard Marcotte ? Cependant, il a fait des études au collège Notre-Dame de Rethel, mais Bernard Marcotte au collège de Charleville (cf. une note rédigée par Paul Tuffrau, un ami de Bernard Marcotte).

   Une amitié s'est nouée entre Bernard Marcotte et Louis Jouvet, dont témoigne leur correspondance. Près de quarante lettres ou billets de Bernard Marcotte, adressées à Louis Jouvet ou à sa femme, Else, sont désormais regroupées dans le Fonds Louis Jouvet, conservé au Département des arts du spectacle de la BNF (cote LJMN 129). Ces lettres, comme toutes les lettres de Bernard Marcotte à ses amis, sont très vivantes, fantaisistes ou plus poétiques, émaillées d'indications sur la vie de Bernard Marcotte ou celle de Louis Jouvet, et montrent combien le premier suivait la carrière théâtrale du second, qui peu à peu abandonnait ses études de pharmacie... Leur ton changera après le déclenchement de la Première Guerre mondiale : on y trouve alors toute la nostalgie de Bernard Marcotte pour la période d'avant-guerre... Ainsi écrivait-il le 20 janvier 1915 :

Cette promenade et quelques autres, le ballet de Couperin, les soirées au Vieux-Colombier, les lectures de Rabelais, constituaient le fond de ma vie morale dans les tranchées. Je me perdais pendant des heures en de longues rêveries où tous mes souvenirs repassaient un à un, lentement, comme une chose merveilleuse. 
   Après la mort de Bernard Marcotte, survenue en 1927, Paul Tuffrau, qui préparait une étude sur lui, demanda, c'était en 1934, à Louis Jouvet de lui prêter ces lettres, ce que fit Louis Jouvet, en rappelant combien il gardait le souvenir de Bernard Marcotte [1]

J’ai eu grand plaisir à recevoir votre lettre, pour tout ce qu’elle contient d’une amitié commune qui m’est, à moi aussi, toujours bien chère. [...] Je vous aiderais de tout mon cœur, bien volontiers, dans la tâche que vous voulez entreprendre.
    Louis Jouvet joua le rôle de Don Quichotte, dans Le moulin des chimères, pièce en vers en un acte de Bernard Marcotte, représentée à l'Université Populaire du Faubourg Saint-Antoine le 18 juillet 1908, pièce dont malheureusement le manuscrit (unique), qui avait été confié par Bernard Marcotte à Louis Jouvet, a été perdu. 

   D'autre part, Louis Jouvet lut un poème de Bernard Marcotte, La statue, lors de spectacles, le 21 septembre 1908 à Angoulême, puis le 28 février 1909 à l’Université Populaire du Faubourg Saint-Antoine. (Revue de la Société d’histoire du Théâtre, I-II, 1952, Louis Jouvet. 1887-1951. Notes et documents, p. 87)

[1] Lettre conservée dans le Fonds Louis Jouvet de la BNF : cote LJMN 39.


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Le numéro 14-15, daté de mai 2015, de la revue littéraire L'Œil bleu, comporte la publication de plusieurs des lettres écrites par Bernard Marcotte à Louis Jouvet (p. 3-33) [2]

Ce numéro peut être commandé sur le site de la revue : 
http://revueoeilbleu.blogspot.fr/ 

(59, rue de la Chine - 75020 Paris – 
E-mail : associationoeilbleu@yaho)




[2] La plupart de ces lettres sont conservées dans la Fonds Louis Jouvet de la BNF (cote LJMN 129).